Sviluppu à longu andà. Le Padduc face à face avec les logiques du passé

Que les choix portés par le Padduc n’enferment pas le peuple de Corse dans une impasse ou dans des solutions de non- retour. Elles généreraient immanquablement des iniquités et des désordres sociaux.

 

Le Padduc est là pour permettre un développement durable, vocable dont la très jolie traduction  “sviluppu à longu andà” porte plus sûrement encore nos préoccupations.
Développement pour aller loin… Ceux qui adopteront ce texte doivent se projeter dans un avenir dont nous ne savons rien, si ce n’est qu’aucun modèle du passé ne saurait prévaloir.
Les équilibres écologiques de cette planète sont à jamais perturbés et le point de non-retour est à court terme.
C’est dans ce contexte inconnu qu’il faut prévoir l’avenir en imaginant les logiques du système économique, celui du système social.
Nos élus, qui devront adopter ce schéma-prospective, doivent accepter de changer de paradigme. Penser que demain les questions de l’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins… seront des questions nouvelles et primordiales. Les discussions sur le foncier font écho à la donne nouvelle du changement climatique, du pic pétrolier… de la réalité d’un monde fini. Elles ouvrent des interrogations liées à la montée des eaux, aux migrations de populations à l’échelle mondiale, aux transports, à l’énergie.
Ainsi, parmi les fondamentaux, le Padduc devra : promouvoir l’autosuffisance alimentaire et énergétique, viser un développement plus économe en énergie, prendre grand soin du patrimoine naturel et foncier. Veiller aussi à la sauvegarde des valeurs et culture qui font la structure d’une communauté humaine et lui permettent de garder une cohésion salutaire quand l’avenir est incertain.

Nous attendons que les choix portés par le Padduc n’enferment pas le peuple de Corse dans une impasse ou dans des solutions de non-retour. Elles généreraient immanquablement des iniquités et des désordres sociaux.