Petit miracle à Murtoli, mars 2026  : l’État vient de refuser les deux Autorisations d’Occupation Temporaire  (AOT) de deux plages naturelles du DPM du domaine  

Depuis de très nombreuses années, l’État accorde deux AOT illégales à Paul Canarelli du domaine de Murtoli pour occuper par nombre de matelas, parasols et corps-morts :

  • la « crique des célébrités », plage réservée aux locataires des grandes demeures du domaine de Murtoli, 
  • la plage d’Erbaju face au restaurant « La Table de La Plage », illégal mais en fonction depuis 2007 au sein d’un espace bénéficiant de plusieurs protections : arrêté de biotope dans lequel toute activité commerciale est interdite, Natura 2000, espace boisé classé, bande des 100 mètres … : 

Que dit le PADDUC ? Sur les plages naturelles, l’occupation du DPM à des fins commerciales pour la location de parasols, matelas, ou l’implantation de corps- morts est incompatible avec les dispositions du PADDUC (qui a force de loi).

https://www.ulevante.fr/plages-a-murtoli-pourquoi-letat-fait-il-beneficier-p-canarelli-de-deux-aot-incompatibles-avec-les-dispositions-du-padduc/

L’illégalité de ces AOT, similaires tous les ans, signées du Sous-Préfet de Sartene et préparées par la Direction de la Mer du Littoral (ex service de la DDTM) a été tous les ans signalée à l’État par U Levante.  

L’illégalité perdurant, de guerre lasse, U Levante a déféré les 2 arrêtés de 2024 au Tribunal administratif et attend le jugement.

C’est sans doute cette action en justice qui est à l’origine de la volte-face de l’État.

Encore faudra-t-il que la direction de la mer et du littoral fasse respecter les interdictions… c’est-à-dire dresse des PV dissuasifs, empêche les manifestations (mariages, etc.) sur toutes les plages du domaine, annule son arrêté autorisant la pose d’une barrière flottante empêchant l’accès par la mer à la crique… Mais refuser les AOT est un très bon début. Merci.

Lire également : https://www.corsematin.com/article/environnement/4041518030937614/plages-de-murtoli-letat-dit-stop-aux-installations-sur-le-domaine-public-maritime-apres-des-annees-de-tolerance