Las de dénoncer depuis de très nombreuses années les deux autorisations (AOT) illégales que l’État accordait à Paul Canarelli du domaine de Murtoli pour occuper le domaine public maritime par nombre de matelas, parasols et corps-morts sur la « crique des célébrités » (plage réservée aux locataires des grandes demeures du domaine de Murtoli) et sur la plage d’Erbaju face au restaurant « La Table de La Plage », restaurant illégal mais en fonction depuis 2007 au sein d’un espace bénéficiant de plusieurs protections (arrêté de biotope dans lequel toute activité commerciale est interdite, Natura 2000, espace boisé classé, bande des 100 mètres …), U Levante a, en 2024, déféré au Tribunal administratif les deux autorisations annuelles.

À l’audience du 14/09/2026, le Rapporteur public du TA a demandé l’annulation totale des deux arrêtés en application du schéma de mise en valeur de la mer du PADDUC et comportant une classification des plages (les deux plages sont “naturelles”) et de l’article L.2121-1 du code général de la propriété des personnes publiques : les biens du domaine public doivent être utilisés conformément à leur affectation à l‘utilité publique, aucun droit ne peut être consenti s’il fait obstacle à cette affectation.

Dans le contexte de la situation juridique du domaine de Murtoli et afin que l’information soit totale, l’association U Levante tient à préciser que, bien que, pour la première fois, en 2026, l’État ait refusé ces deux AOT, le domaine n’en a pas tenu compte et, dès le mois de juin 2026, a installé corps morts, matelas, tables et annoncé de multiples fêtes : le domaine de Murtoli continue de violer les lois de l’urbanisme et de l’environnement, et, aujourd’hui encore, reste dans l’impunité la plus totale.
Reportage photographique : images du 23 juin 2026
Relire : https://www.corsematin.com/articles/le-domaine-de-murtoli-dans-le-viseur-de-la-justice-142614
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